Les signes précurseurs de l’AVC peuvent survenir 7 jours avant l’attaque cérébrale et nécessiter une prise en charge rapide

Les signes avant-coureurs d’un accident ischémique cérébral peuvent survenir jusqu’à sept jours avant l’AVC. Même s’ils paraissent simples et sans danger, ces symptômes peuvent nécessiter un traitement urgent afin de prévenir des lésions cérébrales graves.

C’est ce qu’affirme une étude effectuée sur des patients victimes d’accident vasculaire cérébral, et publiée dans la revue Neurology.

Plus de 80% des AVC sont ischémiques (causés par un caillot sanguin ou un rétrécissement des artères cérébrales qui bloquent le flux sanguin vers le cerveau). Les 20% restants sont des AVC hémorragiques, causés par un saignement qui inonde les tissus du cerveau.

Souvent, l’AVC ischémique est précédé d’un accident ischémique transitoire (AIT) en guise d’avertissement. Il s’agit d’une attaque vraisemblablement sans gravité, avec des symptômes similaires à ceux d’un accident vasculaire cérébral (vertiges, problèmes d’élocution, faiblesse musculaire, perte de vision momentanée…). En effet, l’AIT ne dure que quelques minutes et ne cause pas de lésions cérébrales notables.

Les scientifiques savent déjà que les AIT sont souvent un précurseur d’un accident vasculaire cérébral majeur. En revanche, ils ont été jusque-là incapables de d’évaluer l’urgence avec laquelle les patients ayant subi un AIT devaient être traités pour prévenir un éventuel AVC.

L’étude a porté sur près de 2 400 personnes ayant subi un accident ischémique cérébral. 549 d’entre eux ont affirmé avoir subi un AIT quelque temps avant leur accident vasculaire cérébral. Dans 50% des cas, l’AIT a eu lieu 2 à 7 jours avant l’AVC.

Les auteurs de l’étude ont constaté que la prise en charge du patient dans les heures suivant un AIT contribuait fortement à prévenir l’AVC.

En conclusion, les chercheurs suggèrent de modifier les directives cliniques pour une évaluation et une prise en charge rapide des patients ayant souffert d’AIT, notamment à travers un passage obligatoire en UNV (unité de soins neuro-vasculaires), même en l’absence de séquelles. Les scanners servant à évaluer d’urgence les AVC sont efficaces et permettent aussi de diagnostiquer la covid-19. C’est une double utilisation d’un même appareil qui sert à sauver des vies, ou du moins les prémunir de lésions à long terme comme les paralysies par exemple.

À propos de Sophie

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